Hypnose Thérapeutique . Paris

Hypnose Ericksonienne . Thérapie brève . Cabinet OrGadia

Accueil / Témoignages / Vérité, fiction : ce qui soigne et ce qui blesse

Vérité, fiction : ce qui soigne et ce qui blesse

S'il est des vérités qui blessent
et des fictions qui guérissent,
il est aussi des fictions
qui meurtrissent. Jean Touati

Article de Jean Touati, hypnothérapeute


Résumé

Ce texte questionne le rapport entre vérité, mémoire et fiction en thérapie : pourquoi une vérité peut-elle blesser sans faire du mal, et une fiction guérir sans être vraie ? En m'appuyant sur Platon, Épictète, Paul Ricœur et les travaux contemporains sur la reconsolidation mnésique, je montre que la valeur thérapeutique d'un récit ne tient pas à son exactitude factuelle mais à la place qu'il laisse au patient pour continuer à penser et à se représenter lui-même — et j'interroge, à l'inverse, comment une fiction peut aussi devenir une blessure lorsqu'elle se fige en certitude indiscutable.

Cet aphorisme est né de ma pratique de l'hypnothérapie. Il ne cherchait pas, à l'origine, à formuler une thèse philosophique. Il était plutôt une manière de mettre des mots sur une expérience clinique qui s'est imposée à moi au fil des années : ce qui fait mal n'est pas nécessairement ce qui fait du mal, et ce qui peut nous aider à aller mieux n'est pas nécessairement la restitution fidèle de ce qui s'est réellement passé.

Cette intuition m'a progressivement conduit à m'interroger sur les rapports entre vérité, fiction, mémoire et expérience intérieure. Des années plus tard, en découvrant certaines réflexions philosophiques ou certains travaux contemporains sur la mémoire, j'ai retrouvé des questions qui m'étaient déjà familières dans la pratique. Ce n'est donc pas à partir de ces théories que cette réflexion clinique s'est construite. Elles m'ont plutôt permis de regarder autrement une expérience qui lui était antérieure.

Une vérité peut blesser sans faire du mal

Ce qui fait mal n'est pas toujours ce qui fait du mal.

Une vérité peut être douloureuse parce qu'elle vient bouleverser une représentation à laquelle nous étions attachés. Elle peut nous contraindre à renoncer à une croyance, à une espérance, ou à l'image que nous avions de nous-même ou de quelqu'un d'autre.

Pourtant, cette blessure n'est pas nécessairement destructrice. Elle peut même être la condition d'une réorganisation intérieure. Déjà chez Platon (La République, Livre VII), la sortie de la caverne et le passage de l'illusion à la réalité commencent par un éblouissement douloureux : la vérité blesse le regard avant de l'éclairer.

Ce qui fait mal n'est pas toujours ce qui fait du mal.

Une vérité peut donc être douloureuse et, dans le même temps, permettre de retrouver une liberté que l'on avait perdue. La douleur qu'elle provoque n'est alors pas nécessairement le signe qu'elle est mauvaise pour nous.

Des fictions qui guérissent

À l'inverse, certaines fictions peuvent avoir une fonction profondément réparatrice. Lesrécits, métaphores, mythes et littérature permettent parfois de donner une forme à ce qui demeurerait autrement indicible.

Une fiction peut ainsi contenir une vérité que le langage factuel ne parvient pas à exprimer. Elle peut permettre de mettre en récit une expérience, de lui donner un sens, et parfois de rendre supportable ce qui ne l'était pas.

Une fiction n'est d'ailleurs pas nécessairement un mensonge. Une œuvre littéraire, un mythe ou une métaphore peuvent être fictifs sans prétendre rapporter des faits. La fiction peut être une manière de représenter ce qui ne peut être dit directement, de donner une forme à une expérience ou d'explorer une possibilité.

Nous ne vivons pas uniquement de vérités factuelles. Comme le montre Paul Ricœur avec la notion d'« identité narrative » (Temps et Récit), nous ne nous saisissons pas comme une simple succession de faits, mais aussi à travers les récits par lesquels nous donnons une continuité et un sens à notre existence.

Ces récits ne sont pas nécessairement vrais dans tous leurs détails. Ils peuvent néanmoins avoir une fonction essentielle dans notre équilibre intérieur.

Mais certaines fictions meurtrissent

Une représentation peut progressivement devenir une conviction, puis une manière de regarder le monde. Lorsqu'une histoire que nous nous racontons cesse d'être perçue comme une interprétation possible et devient une certitude, elle peut finir par organiser toute notre expérience.

Cette intuition rejoint une proposition centrale d'Épictète dans son Manuel :  Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu'ils portent sur les choses.  Nous ne souffrons pas seulement de ce qui nous arrive, mais aussi de la signification que nous attribuons à ce qui nous arrive.

Une personne peut ainsi construire autour d'un événement une histoire qui lui permet d'abord de donner du sens à son expérience, mais qui finit par l'enfermer. L'histoire devient alors plus puissante que les faits eux-mêmes. Elle peut modifier la perception du présent et parfois déterminer ce que l'on s'autorise encore à imaginer de son avenir.

Le problème commence lorsque ce qui relevait du récit ou de l'interprétation se présente comme une certitude factuelle.

Une fiction peut alors devenir une réalité psychique : elle n'est peut-être pas vraie au sens factuel, mais ses conséquences, elles, sont bien réelles.

Je vois parfois arriver des patients après un très long parcours thérapeutique, avec le désir de changer et le sentiment d’avoir « tout compris de leur histoire ». Ils peuvent en parler avec une grande précision, en connaître les épisodes, les liens, les explications. Et pourtant, malgré tout ce qui a été compris, quelque chose continue de se répéter.

La carapace du récit durcit en se frottant, au long cours, au mur de la répétition soutenue par l’adoubement silencieux du psychanalyste. On ne travaille alors plus seulement avec une souffrance, mais avec le récit que la personne a fini par devenir.

Je me souviens de Clarissa, venue vers moi après onze années de psychanalyse. À l’issue d’une séance de régression dans son enfance, au cours de laquelle quatre de ses souvenirs se sont ravivés, elle me demande :

« Vous pensez que ces histoires d'enfants ont un tel impact ? »

Je lui raconte alors l'histoire de Sophie, coach de cadres et dirigeants, qui perdait tous ses moyens en entretien de prospection commerciale. En transe hypnotique, elle se revoit à cinq ans, au spectacle de fin d'année. Elle ressent alors une grande honte : ses collants sont un peu transparents et l'on voit sa culotte.

Je me surprends à répondre à Clarissa :

« Ne réfléchissez pas trop à tout ça, laissez la "potion" agir. »

Elle me parle encore d'elle, de son angoisse. Je prends l'air de celui qui ne comprend pas bien :

« De quoi parlez-vous ?
— Eh bien, de moi, de cette angoisse.
— Ah, vous voulez dire de celle qui était angoissée. »

Elle sourit :

« J'aimerais bien que ce soit vrai... »

Un sourire, pour sentir que le mouvement est enfin possible…

La mémoire n'est pas une archive

Cette distinction devient particulièrement importante lorsqu'il est question de mémoire.

Nous avons spontanément tendance à imaginer notre mémoire comme une sorte d'archive dans laquelle seraient conservés les événements de notre vie. Se souvenir consisterait alors à retrouver une trace demeurée intacte, comme on retrouverait un document dans un dossier.

Les recherches contemporaines sur la mémoire ont cependant montré une réalité beaucoup plus dynamique. Le souvenir n'est pas simplement une copie du passé que nous lirions à nouveau chaque fois que nous nous en souvenons. Sa réactivation peut, dans certaines conditions, rendre la représentation mnésique temporairement susceptible de modification avant sa restabilisation : c'est ce que la recherche étudie sous le terme de reconsolidation mnésique.

Cette idée est devenue depuis plusieurs années un objet de recherche important, notamment parce qu'elle ouvre la possibilité d'étudier comment une mémoire émotionnelle ancienne pourrait être actualisée par une expérience nouvelle.

Vivre une expérience nouvelleCliquez pour développer

Lisa, 44 ans, souffre d’anxiété généralisée depuis vingt-cinq ans.

« Quand j’ai commencé à me dire qu'il faut que je m’en sorte, je me posais, j'imaginais un endroit calme et je voyais un chemin avec une bordure, des petits cailloux avec, au bout, au loin, une pyramide et je me disais : "C’est ton chemin, lorsque tu atteindras la pyramide tu iras mieux", mais je ne l’ai jamais atteinte. »

— Vous avez atteint la pyramide ?

— Mais j’y étais, là, en haut de la pyramide ! Et j’ai vu mes grands-parents me sourire et me dire au revoir. C’est extraordinaire, l’histoire de la pyramide, alors-là, j’en reviens pas, je suis bluffée ! »

Lisa, Lors de la sixième séance


 Je vous dois beaucoup, j’étais optimiste, mais là je suis ravie, ravie, ravie... de me découvrir comme cela. Auparavant j’aurais dit me redécouvrir, mais c’est bien découvrir qui convient : je voulais retrouver les sensations que j’avais connues il y a bien longtemps déjà, mais elles sont plus belles maintenant. 

 Lisa, lors de notre dernière séance

Lire le témoignage complet

Pourtant, lorsque je découvre certains de ces travaux expérimentaux, une question me vient souvent : que devient, dans un protocole qui cherche à isoler un mécanisme, tout ce qui constitue la dimension relationnelle d'une psychothérapie ?

La mémoire se transforme dans une relation

Dans ma pratique, je n'ai jamais considéré le travail sur la mémoire comme une opération purement technique. Une scène ancienne n'est pas simplement réactivée pour qu'un mécanisme cérébral puisse ensuite être mesuré. Elle est revécue par une personne, dans une relation avec une autre personne, et cette relation fait partie de l'expérience.

Le ton de la voix, le rythme, le silence, une métaphore, une surprise, un sourire, une hésitation, un mot qui tombe juste au bon moment : tous ces éléments peuvent modifier ce qui se passe dans la séance. Le thérapeute ne se contente pas d'appliquer un protocole ; il observe, s'ajuste, accompagne, parfois devance, parfois s'efface.

L'humour en est une illustration particulièrement évidente. Dans une séance avecClarissa, par exemple, le rire n'était pas une technique standardisée que j'aurais appliquée à une patiente souffrant de phobie sociale. Il est apparu dans notre échange, dans le jeu des associations, des sous-entendus, de la surprise et de la complicité qui se sont peu à peu tissés entre nous.

Ce qui s'est produit dans cette séance ne peut donc pas être réduit à une variable isolée. Le jeu relationnel lui-même faisait partie de l'expérience thérapeutique.

C'est pourquoi je me méfie des descriptions trop simples d'une « technique » thérapeutique. Une technique n'agit jamais tout à fait seule. Elle prend sens dans la rencontre singulière entre un patient, un thérapeute, une histoire et un moment particulier.

Réactiver pour pouvoir transformer

Il paraît que les romans doivent rester vraisemblables
pour être crédibles.
Pourtant, la vie n’est pas toujours crédible.

C'est pourtant bien cette logique de transformation que j'ai rencontrée dans ma pratique depuis plus de vingt ans.

Dans le protocole de Remodélisation d'Histoire de Vie (RHV), que j'ai progressivement personnalisé au fil de ma pratique, il ne s'agit pas de retrouver une vérité cachée qui expliquerait nécessairement le présent. Il s'agit d'abord de partir d'une expérience actuelle, d'en retrouver la dimension émotionnelle, puis de laisser émerger des scènes qui lui sont associées.

Une fois une scène réactivée, le travail peut alors porter sur la manière dont elle est vécue : la regarder autrement, y introduire une autre possibilité, permettre à l'enfant de l'époque de recevoir aujourd'hui ce qui lui a manqué, modifier certains éléments de la scène ou encore s'en dissocier. Plutôt que de chercher à simplement révéler une « réalité psychique » et, encore moins, une réalité biographique, tous deux hypothétiquement refoulés, ce travail régressif vise à stimuler une imagination créative et « réparatrice ».

Je ne demande pas au patient de croire que ce qui est imaginé s'est réellement produit. Au contraire, le « faire comme si » repose précisément sur cette distinction : nous savons que nous ne pouvons pas modifier l'histoire, mais nous pouvons imaginer un instant qu'elle aurait pu être différente.

La scène imaginée n'est donc pas proposée comme une nouvelle vérité biographique. Elle constitue une expérience nouvelle, vécue dans le présent, à partir d'une expérience ancienne.

Modifier la scène
Quelques jours après la séance, Sophie, la coach dont il était question plus haut, me dira :
Je me revois à cinq ans, lors du spectacle de fin d'année, lorsque j'ai changé mon collant pour que l'on ne voie plus ma culotte et être très fière et heureuse devant tous les parents.
Et depuis notre séance, quand je sens que je ne vais pas trop bien, il y a cette image de moi à douze ans qui me revient spontanément : je change les choses qui ne me vont pas et je deviens très heureuse, je me réjouis, je virevolte, et je repars du bon pied. Je vois ce que j’ai modifié dans cette situation lorsque j’ai douze ans et je suis complètement différente après, je suis d’humeur rieuse. A chaque fois, dans ce que j'ai revécu, j’ai modifié les paroles ou quelque chose dans la situation.


Durant la séance, je lui avais proposée cela tel le jeu du « faire comme si » de la petite enfance : « Nous savons bien, Sophie, que nous ne pouvons pas modifier notre histoire, mais si nous faisions juste un instant comme si cela était possible. Notre histoire nous appartient. Nous savons bien que cela n'est pas vrai, mais si cela nous fait du bien, si cela nous permet d'apaiser cette émotion... Aragon ne nous dit-il pas en 1963 dans son recueil de poème Le fou d'Elsa : "J'ai réinventé le passé pour voir la beauté de l'avenir" ».
Lire l'article sur la remodélisation d'Histoire de Vie (RHV)

Je repense aussi au revécu de Louisa, beaucoup plus difficile à entendre : une histoire qu'elle n'avait jamais racontée à personne, pas même à son mari, et qu'elle confiait là pour la première fois de son existence.
Louisa me raconte ce que le prêtre lui fait après son homélie, alors qu'elle a six ans. Cela durera jusqu'à ses seize ans. Il la menace de faire perdre son travail à sa mère qui fait le ménage à l'église et chez lui.
Je suis ému et révolté auprès de cette enfant. Je dis à la femme qu'elle est devenue :  Tu veux bien que l'on aide cette petite Louisa à faire quelque chose ? 
On sait que ce n'est pas vrai, mais je voudrais proposer à Louisa, si elle veut bien prendre tout son courage, de se lever très calmement, de traverser l'église, de monter sur la chaire lorsque le prêtre aura terminé son prêche et, tout aussi calmement, de raconter devant tous les paroissiens réunis ce qu'il va faire ensuite.
Je lui demande si elle veut bien. Elle fait oui de la tête. Alors je demande à la petite Louisa, qui fait oui de la tête à son tour. Je lui dis :  Vas-y. Tu es une petite fille courageuse. Et quand tu auras fini, tu me feras un signe de la tête. 

Je garde volontairement confidentielle une partie du processus narratif que j'utilise dans ce travail. Ce qui m'importe ici n'est pas d'en détailler le protocole, mais de rendre explicite son principe : permettre qu'une expérience ancienne puisse rencontrer une expérience nouvelle.

La fiction thérapeutique

La fiction thérapeutique ne consiste donc pas à faire passer une invention pour une vérité. Elle consiste à utiliser consciemment une représentation dont nous savons qu'elle est imaginée pour permettre une expérience qui, elle, est bien réelle.

Le paradoxe est important : ce n'est pas parce que la scène imaginée est vraie qu'elle peut être thérapeutique. C'est parfois précisément parce qu'elle est reconnue comme une possibilité imaginée qu'elle peut être explorée sans avoir à réécrire l'histoire.

Une expérience intérieure peut ainsi être profondément réelle dans ses effets sans que le récit qui lui donne sens puisse, pour autant, être considéré comme un récit établi des faits.

La distinction est essentielle lorsqu'il est question de mémoire : la sincérité d'une personne ne suffit pas à transformer une représentation en vérité historique. Mais reconnaître cette distinction ne signifie aucunement nier la réalité de ce que cette personne ressent.

Cette question prend une importance particulière lorsqu'on observe la manière dont les médias racontent les histoires demémoire traumatique et de « souvenirs retrouvés ».

Ce que les neurosciences éclairent

On ne change pas l'histoire, mais l'empreinte de l'histoire.

Les recherches sur la reconsolidation viennent aujourd'hui éclairer d'une manière particulièrement intéressante un phénomène que j'observe depuis longtemps dans ma pratique. Lorsqu'un souvenir est réactivé, il peut, dans certaines conditions, redevenir malléable. Une expérience nouvelle peut alors modifier la manière dont ce souvenir sera ensuite remémoré et vécu (Przybyslawski & Sara, 1997).

Cette conception rejoint une intuition clinique qui m'accompagne depuis longtemps : pour transformer le poids émotionnel d'une expérience, il n'est pas toujours nécessaire d'en retrouver la cause. Il peut être plus important de permettre à cette expérience, une fois réactivée, de rencontrer quelque chose de nouveau.

La Remodélisation d'Histoire de Vie (RHV) s'inscrit dans cette logique. Je ne la présente pas comme une simple « application clinique de la reconsolidation » : elle s'est progressivement personnalisée au fil de ma pratique, bien avant que les recherches sur la reconsolidation ne viennent fournir un cadre neuroscientifique permettant d'éclairer certains des phénomènes observés.

La relation thérapeutique, elle, ne se laisse pas réduire à un mécanisme biologique. Elle est faite de confiance, d'attention, de langage, de rythme, de surprise, d'humour, de présence et d'ajustements permanents. Elle constitue moins une variable parmi d'autres qu'un milieu dans lequel les processus de changement peuvent prendre sens.

Que produit une vérité ? Que produit une fiction ?

La question n'est donc peut-être pas seulement : « Est-ce vrai ? »

Dans la lignée du pragmatisme de William James, qui invite notamment à considérer les conséquences concrètes de nos croyances, il faut aussi se demander : « Que produit cette vérité ? Que produit cette fiction ? »

Une vérité peut être douloureuse tout en ouvrant un chemin. Une fiction peut être consolante et permettre de vivre. Mais une fiction peut aussi enfermer quelqu'un dans une identité, une culpabilité ou une représentation dont il devient difficile de se dégager.

La vérité et la fiction ne sont donc ni intrinsèquement thérapeutiques, ni intrinsèquement pathogènes. Tout dépend de la place qu'elles prennent dans l'histoire d'une personne et de la liberté qu'elles lui laissent pour continuer à penser, à éprouver et à se représenter elle-même.

Un revécu simplement remémoré n'a pas, à lui seul, le pouvoir d'apaiser une souffrance. Il peut cependant devenir utile s'il permet d'agir autrement sur son avenir.

Peut-être faut-il alors se méfier autant de la fiction qui prétend être vérité que de la vérité qui prétend pouvoir, à elle seule, réparer.

Ce qui nous construit n'est pas seulement ce que nous savons être vrai.
C'est aussi la manière dont nous donnons sens à
ce que nous avons vécu.

Autres textes

Régression dans une vie antérieure sous hypnose : quelle réalité ?

Que dire d'une régression dans une vie antérieure ? L'hypnose, déjà « sérum de vérité » pour certains, permettrait-elle aussi d'aller à la poursuite des pérégrinations de notre âme dans le temps ? Cette réflexion, préambule à la narration d'une séance de régression sous hypnose, revient sur l'influence, dans ces pratiques régressives, de la psychanalyse et en particulier son concept de refoulement, puis traite de la malléabilité de nos souvenirs et de l'intérêt d'une telle régression ; la démarche de régression que je mets en œuvre, tout en évitant d'influencer le patient par une quelconque croyance, utilise sciemment le pouvoir de notre imagination et la malléabilité de nos souvenirs épisodiques pour apaiser nos maux et nos souffrances. Dans le cas clinique présenté — cf. lien —, la patiente remonte à la naissance, puis à la vie fœtale et poursuit par-delà sa conception pour une rencontre d'un au-delà bienveillant que je vous laisse découvrir.

LireRégression dans une vie antérieure sous hypnose : quelle réalité ?

Confiance en soi, estime de soi - Apaiser son mal-être grâce à une régression par-delà la naissance sous hypnose

Dans ce texte je vous propose la narration détaillée d'une séance de régression « avant la naissance ». La patiente est très réceptive et entre rapidement en transe profonde. Une fois en transe hypnotique, cette dernière se révèlera très loquace, nourrissant de moult détails une narration très littéraire de ce « qu'elle vit » durant la séance. Cette volubilité n'est cependant pas des plus habituelle ; certains patients en transe profonde ont du mal à s'exprimer, voire même, ne peuvent pas du tout parler. Remontant à la naissance, puis à la vie fœtale, elle poursuivra par-delà sa conception pour une rencontre d'un au-delà bienveillant que je vous laisse découvrir. Ce récit est précédé d'une réflexion sur l'influence, dans ces pratiques régressives, de la psychanalyse et en particulier son concept de refoulement, puis traite de la malléabilité de nos souvenirs et de l'intérêt d'une régression dans une vie antérieure.

LireConfiance en soi - Apaiser son mal-être grâce à une régression par-delà de la naissance sous hypnose

Après un long silence, le retour de l'hypnose

Dans ce texte d'introduction je présente les étapes du renouveau de l'hypnose en France, les principes du protocole d'hypnose thérapeutique : Remodélisation d'Histoire de Vie – RHV – utilisant la régression hypnotique dans le passé ainsi que des exemples cliniques.

LireAprès un long silence, le retour de l'hypnose

Régression en âge sous hypnose : témoignage dans le cas d'une patiente souffrant d'une phobie sociale

Dans ce texte je vous propose d'approcher au plus près la démarche de régression en âge ; je raconte le travail réalisé lors de la première séance avec Clarissa, jeune femme de 42 ans souffrant d'une phobie sociale.

LireRégression en âge sous hypnose : témoignage dans le cas d'une patiente souffrant d'une phobie sociale

Psychanalyse et hypnose : une filiation désavouée ?

Pour quelles raisons Freud se détourne-t-il de l'hypnose ? A travers une synthèse de l'histoire des prémices de la psychanalyse, je rappelle quelques éléments cliniques à l’appui de ce renoncement puis je poursuis sur les découvertes thérapeutiques de Sandor Ferenczi, contemporain de Freud, qui contrairement à ce dernier, continua, face aux limites qu'il rencontrait dans la pratique clinique de la psychanalyse, à utiliser l'hypnose tout en innovant. Sa pratique se révèle être, en certains points, étonnement très proche de la pratique actuelle de l'hypnose.

LirePsychanalyse et hypnose : une filiation désavouée ?

L'hypnose Ericksonienne : sa singularité

Je présente, en me référant à quelques auteurs, ce qui caractérise spécifiquement l'hypnose éricksonienne.

LireL'hypnose Ericksonienne : sa singularité

La remodélisation d’histoire de vie : comprendre la démarche et les bienfaits de la régression en âge sous hypnose

Je détaille dans ce texte le déroulement du protocole d'hypnose thérapeutique : Remodélisation d'Histoire de Vie – RHV.

LireLa remodélisation d'histoire de vie : comprendre la démarche et les bienfaits de la régression en âge sous hypnose

La remodélisation d'histoire de vie - RHV -: comment s’adresser au patient lors d’une régression en âge sous hypnose ?

Je précise dans ce court texte, qui vient compléter le texte sur le traitement par régression en âge - RHV -, l'effet thérapeutique recherché au travers des différentes manières de s'adresser au patient et à l'enfant de l'époque.

LireLa remodélisation d'histoire de vie - RHV -: comment s’adresser au patient lors d’une régression en âge sous hypnose ?

Biliographie

Philosophie, Temps et Identité Narrative

  • Ricœur, P. (1983). Temps et Récit. Tome 1 : L'intrigue et le récit historique. Paris : Éditions du Seuil.
  • Ricœur, P. (1990). Soi-même comme un autre. Paris : Éditions du Seuil.
  • James, W. (1890). The Principles of Psychology. New York : Henry Holt and Company.

Neurosciences, Mémoire et Reconsolidation Mnésique

  • Nader, K., Schafe, G. E., & Le Doux, J. E. (2000). Fear memories require protein synthesis in the amygdala for reconsolidation after retrieval. Nature, 406(6797), 722-726.
  • Ecker, B., Ticic, R., & Hulley L. (2012). Unlocking the Emotional Brain: Eliminating Symptoms at Their Roots Using Memory Reconsolidation. New York : Routledge.
  • Schacter, D. L. (2001). The Seven Sins of Memory: How the Mind Forgets and Remembers. Boston : Houghton Mifflin.
  • Przybyslawski, J., & Sara, S. J. (1997). Reconsolidation of memory after its reactivation. Behavioural Brain Research, 84(1–2), 241–246. https://doi.org/10.1016/S0166-4328(96)00153-2

Hypnose, Régression et Pratique Clinique

  • Erickson, M. H., & Rossi, E. L. (1979). Hypnotherapy: An Exploratory Casebook. New York : Irvington Publishers.
  • Araoz, D. L. (1985). The New Hypnosis. New York : Brunner/Mazel.
  • Roustang, F. (1990). Influence. Paris : Éditions de Minuit.
  • Bioy, A. (2017). Hypnose et dissociation : théorie et clinique. Paris : Dunod.

Articles et Ressources Web (Orgadia)

Jean Touati
Hypnothérapeute à Paris

©

cabinet
OrGadia

31 rue des Bourdonnais

75001 PARIS

Cabinet Orgadia Paris Copyright © 2001 - 2026
Membre du Syndicat National des Hypnothérapeutes - SNH
Politique de confidentialité

Appeler Rendez-vous