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Hypnose, hypnothérapie, hypnose Ericksonienne et thérapie brève, hypnotherapeute à Paris
Hypnothérapie, hypnose, thérapie brève et hypnose Ericksonienne, hypnotherapeute à Paris
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Jean Touati Hypnothérapeute Paris Hypnotiseur à Paris

Hypnose : mon approche et le cadre thérapeutique d'un suivi en hypnothérapie

Article de Jean Touati, hypnothérapeute

J’exerce maintenant depuis plus de 21 ans. Je reçois de nombreux patients pour tous types de troubles psychopathologiques ou autes difficultés, certains en grande souffrance malgré souvent un long parcours thérapeutique. De nombreux médecins et autres professionnels de santé m’adressent des patients lorsqu'ils voient, après parfois de nombreux examens non concluants, que les troubles de leur patient relèvent certainement d'une dimension psychologique.

Je réponds dans ce texte aux questions que se posent souvent les patients lors d'un premier contact téléphonique : Quelle est la nature de la relation thérapeutique en hypnothérapie ? Dans quel délai ressent-on les bienfaits du travail en hypnose ? Comment ressent-on l'état d'hypnose ? J'insite sur la nécessité d'un temps d'échange avant de prendre rendez-vous et pose une réflexion sur le coût d'une hypnothérapie.

Quelle est la nature de la relation thérapeutique en hypnothérapie ?

Comme je l’explique, au travers des divers articles ou lors de conférences, les bienfaits de mon accompagnement en hypnose ne proviennent pas uniquement du « pouvoir thérapeutique » de la transe hypnotique. Mon approche thérapeutique s'inscrit dans le courant des thérapies humanistes. Celles-ci soulignent l’importance d’une « relation authentique » avec le patient ; il s’agit d’une relation où le thérapeute ne se cache pas derrière son savoir ou son rôle, où il explique son approche et répond aux questions, où il se présente dans toute son humanité avec sa part de fragilité, où il livre sciemment une part de lui-même, de son vécu, et où l’humour, le rire, le « jeu » (Winnicott, 1975) sont toujours présents. Cette relation vécue avec une grande liberté, donne au patient un sentiment d’intimité voire de complicité avec le thérapeute qui, conjugués aux effets du travail en hypnose, mais aussi à sa symbolique, conduit à des évolutions souvent très rapides. En cela, cette relation n’est pas qu’un simple média du traitement mais est, par elle-même, thérapeutique. Cette relation authentique s’oppose à la « neutralité bienveillante », canon de la posture psychanalytique et par extension de celle attendue, plus généralement, du psychologue et du psychothérapeute. Et c'est ce type de relation au thérapeute qu’ont bien souvent connu nombreux patients ayant déjà suivi un parcours thérapeutique. Contrairement à une thérapie plus passive basée essentiellement sur l’écoute cette approche active et stratégique requiert un effort et un investissement émotionnel important du thérapeute.

 

Dans quel délai ressent-on les bienfaits du travail en hypnose ?

Ce travail psychothérapeutique en hypnose s’inscrit dans un processus et une dynamique, les bienfaits ne sont pas nécessairement progressifs, après certaines séances il est même possible de se sentir assez mal. En particulier à l'issue du travail de régression sous hypnose dans le passé où la personne est amenée à revivre avec une reviviscence plus ou moins intense certains épisodes de son histoire. Ce mal-être, n’est bien sûr que transitoire et témoigne, en quelque sorte, d'une mise en mouvement de la mémoire émotionnelle qui continue à travailler pour se libérer de l'empreinte des souffrances passées — cette souffrances pouvant aussi être liée à un vécu pouvant paraître anodin pour l'adulte d'aujourd'hui. Mais dans la plupart des cas les patients ressentent plutôt un grand apaisement et aussi une certaine fatigue physique.

Si cette approche s’inscrit dans le courant des thérapies brèves, on peut dire que celles-ci portent mal leur nom : cette thérapie n’est pas simplement brève par rapport à une « thérapie longue », elle est brève car efficace. Il ne s’agit pourtant pas de magie où les troubles les plus complexes disparaîtraient à l’issue d’une seule et unique séance d’hypnose bien que cela puisse parfois arriver (vous trouverez sur le site des témoignages sur le traitement de la migraine, de troubles du sommeil, de crises d’angoisses). Aussi faut-il ne pas être trop impatient et persévérer sur un nombre qui reste toujours limité de séances. Je vois, en effet, assez souvent des personnes ayant un long parcours psychothérapeutique se montrer déçues de ne pas être libérées de leur trouble à l’issue de simplement une ou deux séances d’hypnose.

Certains patients, quant à eux, ressentiront dans le temps les bienfaits de ce travail en hypnose et n’auront pas eu conscience des remaniements psychologiques qui ont conduit à ce mieux-être car comme je le leur dis : « Nous sillonnons la mer à l’insu du ciel ! » (aphorisme que j’empreinte à des thérapeutes comme G. Nardone ou P. Watzlawick). J’ajoute aussi pour les patients ayant suivi un long parcours thérapeutique, souvent dans une démarche interprétative et causaliste, que : « La raison ne parle pas le langage des émotions » et que c’est de cela dont il s’agit.

 

Comment ressent-on l'état d'hypnose ?

Le ressenti hypnotique peut être très variable selon les personnes et pour la même personne d’une séance à l’autre. Certaines personnes pourront se sentir frustrées par rapport à leur imaginaire de l’hypnose, voire se dire qu'elles ne sont pas réceptives, tandis que d’autres pourront être bouleversées par ce voyage et cette capacité qu’elles découvrent en elle. Tel un guide, le thérapeute vous accompagne sur ce chemin de l’hypnose. Si un nombre restreint de personnes ont une capacité singulière à entrer rapidement en état hypnotique, à l’instar de la méditation l’état hypnotique relève d’un apprentissage pour la plupart des personnes. Cet apprentissage peut être assez rapide et très vite la plupart des personnes savent comment se laisser guider dans l’état hypnotique et garderont, à l’issue de la thérapie, un savoir sur la pratique de l’autohypnose. Lire Pratiquer l'autohypnose, Thérapie brève, Hypnothérapie, hypnotherapeute Orgadia Paris Pratiquer l'autohypnose

Cet état hypnotique ne se ressent pas nécessairement de manière flagrante et des personnes très réceptives (et présentant de nombreux signes physiques de l’état hypnotique c.f. autohypnose) pourront ne pas avoir conscience de leur réceptivité. D’autres encore qui auront pu hésiter à poursuivre, ne se sentant pas réceptives lors d'une première séance, pourront être étonnées de ce qu’elles vivront dès la séance suivante.

 

Prendre le temps d'un échange préalable afin de convenir d'un rendez-vous

Afin de fixer rendez-vous je rappelle les personnes pour un premier échange visant à appréhender leur besoin, m’assurer que le travail en hypnose thérapeutique que je propose répond à leur difficulté, répondre à leurs interrogations et préciser le cadre thérapeutique : le nombre de séances que je préconise a priori, leur durée et le coût des séances. Il m’arrive d’échanger assez longuement dès cette prise de contact avec les personnes qui me questionnent sur le processus thérapeutique ou ont besoin d’une première écoute afin de se décider à prendre rendez-vous.

Je planifie en général entre 3 et 5 séances. Les séances ont une durée de 1h30 mais il m’arrive souvent de prolonger les séances — jusqu’à fréquemment 1h45 à 2h00 — lorsque cela est nécessaire. Par exemple, lors de certaines séances, je mène un dialogue avec la personne en état hypnotique qui ne peut pas toujours être interrompu à l’heure exact. Dans ce cas je préviens le patient suivant de mon retard par SMS.

Le nombre de séances fixées dès la prise de rendez-vous ne constitue pas un engagement mais permet de planifier la thérapie car j’ai des délais qui peuvent être parfois assez long. Les personnes peuvent interrompre leur thérapie comme elles le souhaitent ; il y a quelques cas où les personnes se sentant libérées de leur trouble décident d’interrompre la thérapie plus pécocément.

Je demande également aux patients de m’adresser un SMS deux jours ouvrés au préalable afin de confirmer leur rendez-vous. Vis-à-vis d’éventuels désistements tardifs je me montre compréhensif et ne demande pas de paiement ; il m’est souvent possible d’avancer le rendez-vous de patients en attente ou de recevoir pour des urgences. Je vous demande, bien sûr, de m’en informer dès que possible.

 

Le coût des séances

J’établie un coût pour les séances que je considère en adéquation raisonnable avec ma formation, mon expérience, le temps consacré au patient, les bienfaits apportés ainsi que les charges et frais nécessaires pour un exercice au centre de Paris. Ce coût ne me semble pas être une barrière à l’accès à la thérapie. Je reçois en effet aussi bien des patients aisés financièrement que des étudiants (finançant eux-mêmes leurs séances ou aidés par leur famille) et des personnes en situation financières difficile voire précaire.

Je ne considère pas, à l’instar de certains courants psychanalytiques, que le paiement soit un élément constitutif du processus thérapeutique mais il reflète tout de même l’engagement que la personne met dans sa thérapie. Je mets aussi à l’aise les personnes par rapport au paiement lorsqu’elles ont besoin d’un étalement.

Il m’arrive ponctuellement de ne pas faire payer des séances pour des personnes en grande souffrance, isolées, en situation très précaire lorsque celles-ci ont déjà fait l’effort de s’engager dans notre relation thérapeutique. Mais bien souvent il me faut insister car celles-ci ont conscience de l’investissement que je mets dans leur accompagnement et peuvent être mal à l’aise à se sentir redevables. Je précise toutefois aux patients qu’il s’agit d’un budget qui reste très limité comparé aux thérapies longues ; je reçois régulièrement des patients ayant suivi diverses thérapies sur des durées allant jusqu’à 10 à 15 années voire plus et parfois comprenant plusieurs séances par semaine.

 

bibliographie

WINNICOTT, D.W. (1975). Jeu et réalité. L'espace potentiel. Paris : Ed. Gallimard. Col. Folio essais

 

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Jean Touati

Hypnothérapeute

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