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L'hypnose chez l'enfant et l'adolescent

Psychopathologie propre à l'enfant et à l'adolescent

Article de Jean Touati, hypnothérapeute

Ce texte décrit ce qui caractérise les principaux troubles psychopathologiques de l'enfant et de l'adolescent. Ces pathologies peuvent, dans de nombreux cas, bénéficier d'un traitement d'une durée relativement courte en hypnothérapie.

Une consultation chez un professionnel de la santé vous permettra de diagnostiquer un éventuel trouble mais vous pouvez vous faire une première opinion afin d'envisager de consulter.

La dépression chez l'enfant et l'adolescent

L'enfant souffrant de dépression va rarement se plaindre lui-même d'une humeur dépressive. L'expression d'une telle souffrance est encore plus rare chez l'adolescent où elle se manifeste davantage par de l'hostilité vis-à-vis des adultes (Marcelli, 1997). Le ralentissement moteur propre à la dépression de l’adulte peut prendre la forme d'une sagesse excessive, d'une indifférence ou d'une apathie entrecoupée de passages à l'acte, de conduites antisociales, de consommation de drogue ou d'alcool qui masquent la dépression sous-jacente. L’enfant ou l’adolescent peut se sentir coupable de ce qu'il vit et penser qu'il le mérite. En grandissant l’enfant, va chercher à lutter contre ses affects dépressifs par de l’agitation, de l’instabilité ou de « l’auto-traitement » par automédication voire de la toxicomanie.

Les signes cliniques évoluent avec l’âge et l’ancienneté de la dépression. Chez le jeune enfant il y a généralement un retard des acquisitions sociales et scolaires (retard de langage, d’écriture, refus d’apprendre). Dans la moyenne enfance le trouble se manifeste par des conduites d'opposition et des troubles du comportement. Chez l’adolescent cela peut prendre la forme de manifestations antisociales ou de passage à l’acte.

Les risques qu’un enfant développe une dépression sont accrus lorsque sa mère traverse elle-même une phase dépressive (Guedeney, 1989, Ferrari et al.,1991). Cependant d’autres troubles psychopathologiques chez les parents peuvent perturber la relation avec l’enfant — carence affective, pauvreté des interactions — et favoriser le développement d’un état dépressif chez celui-ci. La dépression de l’enfant peut ainsi être l’expression d’un conflit plus global au sein de la famille.

Une dépression lourde chez l'enfant risque d'évoluer vers une organisation d’un caractère psychopathique (antisocial). Lorsque la dépression est associée à un trouble des conduites, il y a un plus grand risque d’avoir des conduites antisociales et délinquantes par la suite. Sans trouble des conduites pendant l’enfance, le risque d’évolution dépressive est plus grand (Harrington et al., 1991). Environ 40 % des enfants dépressifs ont des problèmes de dépression à l'âge adulte surtout si l’épisode dépressif est survenu après la puberté.

L'anxiété de séparation

L’enfant souffrant d'anxiété de séparation a du mal à se séparer, voire refuse de quitter, certains de ses proches, en général sa mère, mais aussi son père ou ses frères et sœurs. S’il anticipe une séparation, il se met en colère, crie, pleure. Dans des cas extrêmes il peut menacer de se suicider mais le risque de passage à l'acte reste cependant très faible (Last et al, 1987a). Les trois quarts de ces enfants peinent ou refusent d’aller à l’école et prétextent souvent des douleurs diffuses et variées (Last et al., 1987b).

Les plus jeunes enfants font souvent des cauchemars nourris de scènes de séparation. Lorsqu’ils sont séparés de leur parents ils sont tristes, apathiques, ont du mal à se concentrer. Un tiers d’entre eux souffre conjointement d’une dépression majeure qui précède le trouble anxieux de quelques mois. Ces enfants ont cependant, en général, de bonnes relations avec leurs camarades.

L’anxiété survient souvent après un évènement stressant, un changement ou une transition de vie (entrée à l’école, changement d’école, passage du collège au lycée, décès ou maladie dans la famille, déménagement…), également après des vacances prolongées ou suite à une longue maladie de l’enfant.

Il faut distinguer l'anxiété de séparation de la phobie scolaire : l'enfant phobique n'évite que l'école, il craint certains aspects de l'environnement social comme d'être ridiculisé par les autres enfants, d'être critiqué par les enseignants, etc. L'anxiété de séparation se manifeste, quant à elle, surtout chez les filles prépubères ou de milieux défavorisés alors que la phobie scolaire se manifeste surtout chez les garçons après la puberté et dans des milieux plutôt aisés (ibid.).

L'anxiété généralisée chez l'enfant et l'adolescent

Les enfants souffrant d'anxiété généralisée expriment des craintes irréalistes concernant l'avenir, leurs comportements passés (surtout chez l'adolescent), l'acceptation sociale, les questions familiales, leurs aptitudes personnelles, et leurs résultats scolaires. Ils ont tendance à être perfectionnistes voulant réussir dans tous les domaines (études, relation sociales, sport...). Autocritiques, ils doutent d'eux-mêmes de façon obsédante, ce qui alimente leurs inquiétudes concernant le passé et le futur (Last, 1989). Ils évitent les activités avec les enfants de leur âge lorsqu'il y a un enjeu de performance. Très inhibés, ils sont embarrassés lorsque l'on parle d'eux, même en termes positifs. Ils ont besoin d'être fréquemment rassurés et approuvés par leurs proches. Contrairement aux adultes, les enfants et les adolescents ne se rendent pas toujours compte que leurs inquiétudes sont disproportionnées par rapport à la situation. L'anxiété généralisée peut conduire à une phobie scolaire, les enfants cherchant à éviter les situations anxiogènes pouvant survenir à l'école.

Ils se plaignent souvent de diverses douleurs : mal de tête, mal au ventre, au dos.  Leur trouble se traduit parfois par des manies (par ex. : se ronger les ongles - onychophagie -, balancer les pieds). Les difficultés de ces enfants passent souvent inaperçues car ils peuvent paraître simplement silencieux et bien élevés.

Environ un tiers de ces enfants souffre en même temps d'une dépression. Lorsqu'elle n'est pas traitée, l'anxiété généralisée peut devenir chronique et persister à l'âge adulte (ibid.).

 

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Bibliographie

FERRARI, P., BOTBOL, M., SIBERTIN-BLANC, D., PAYANT, C., LACHAL, C., PRESME, N., FERMANIAN, J., BURSZTEJN, C. Etude épidémiologique sur la dépression maternelle comme facteur de risque dans la survenue d’une psychose infantile précoce. Psychiatrie Enf. 1991 ; 34, 1 : 35-97.

GUEDENEY, N. Les enfants des parents déprimés, Psychiatrie enfant. 1989 ; 32, 1 : 269-309.

HARRINGTON, R., FUDGE, H., RUTTER, M., et al (1991) Adult outcomes of childhood and adolescent depression: II. Links with antisocial disorders. Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, 30, 434 -439.

LAST, C.G., SRAUSS, C. C., FRANCIS, G. (1987a) Comorbidity among childhood anxiety disorders. The journal of nervous and mental diseases, 175 (12) : 726-730

LAST, C.G., FRANCIS, G., HERSEN, M., KAZDIN, A. E., and STRAUSS, C. C. (1987b). Separation Anxiety and School Phobia: A Comparison Using DSM-III Criteria. American Journal of Psychiatry 144:653–657.

LAST, C.G. (1989) Anxiety disorders. in T.H. Hollendick & M. Hersen (Eds.). Hand Book of child psychopathology. New York: Plenum Press

MARCELLI, D. Quels sont les signes cliniques des troubles dépressifs chez l’enfant ? In : Conférence de consensus : Les troubles dépressifs chez l’enfant : Reconnaître, Soigner, Prévenir, Devenir. Editions Frison-Roche, 1997, 15-24.

Jean Touati

Hypnothérapeute

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